Conférence 27 novembre 2018 PARIS (2023)

Avec un titre comme "Validations - Innovations - Originalité" on aurait dû s'attendre à une communication de développement et à la présentation de sujets inattendus et originaux. Ce fut le cas pour les 170 participants ce jour-là, le 27 novembre 2018, à l'Espace Saint Martin à Paris.

Nicolas Pinsault (Grenoble)a présenté une communication intitulée "Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur les thérapies manuelles". Cette présentation remonte à l'origine du créateur d'expression Emil Vodder. On s'est souvenu que ce Danois n'était pas un scientifique et qu'il avait imaginé une technique de massage spécifique pour le système lymphatique après une épiphanie. L'une de ses premières publications était dans un magazine de santé et de beauté. Il a traité des patients sur la Côte d'Azur et a tiré des soins d'un patient souffrant de sinusite la base de cette méthode. Dès le départ, donc, il y a confusion entre la sinusite (cavités osseuses) et le gonflement superficiel du visage qui peut accompagner cette pathologie.

Nicolas Pinsault

Nicolas Pinsault décortique ensuite cette généralisation hâtive de cette observation unique que l'on retrouve dans bien d'autres thérapies manuelles. Il est contre les techniques de médecine factuelle et alternative. Dans ce dernier, l'utilisation d'un vocabulaire spécifique enveloppe des éléments de pseudoscience pour faire briller des techniques mal fondées. La signature de Vodder sur ses articles est constructive sur ce point. Vodder, de l'Institut d'hygiène de Copenhague, docteur ès lettres. apprendre quoi ? le titre de docteur peut être détourné car il s'agit d'un doctorat ès lettres. De la même manière, vous pouvez vous présenter comme professeur et être professeur de gym et non professeur de médecine. L'analyse critique de la carrière de Vodder met en effet en lumière une sorte de charlatanisme qui a pourtant permis au Drainage Lymphatique Manuel de venir jusqu'à nous. Notons que les lettres de noblesse données à cette technique sont le fait de ses lointains successeurs. Sa technique dite originale (comme certains le prétendent encore) a été complètement modifiée pour devenir ce qu'elle est, une technique utile mais non exclusive pour le traitement des œdèmes.

Serge Theys (Belge)avec son humour habituel il a présenté "Drainage manuel ou drainage lymphatique manuel : une histoire dans l'histoire". Si on y regarde de plus près, on retrouve dans les articles de kinésithérapie deux acronymes très proches, DM et DLM. Si DLM (drainage lymphatique manuel) est plus souvent utilisé même pour parler de DM (drainage lymphatique manuel) par habitude, ces 2 acronymes sont aujourd'hui bien différents. En examinant l'histoire de la description de Vodder de DLM dans le contexte de l'Histoire, il apparaît que de nombreux individus ou personnages sont intervenus dans le développement de ce terme.

Serge précise d'emblée : Voder n'est pas l'inventeur de "sa" technique. Il a utilisé de nombreux éléments d'écrivains antérieurs, dont Winiwarter à la fin du 19e siècletusiècle. Sa technique s'inscrit dans une conception philosophique liée aux théories naturopathiques et philosophiques. Il fait largement appel aux connaissances de son épouse Estrid, dont le nom ne reste pas attaché au sigle DLM. Serge Theys précise la division en deux courants très différents de pratiquants de cette technique. Il y a ceux qui l'utilisent dans un concept de soins de confort et ceux qui l'utilisent pour traiter les gonflements. Deux mondes différents séparés par la croyance d'une part et la démonstration par la preuve d'autre part. Les kinésithérapeutes utilisent le drainage manuel et appartiennent au second groupe.

Pierre-Henri Ganchou og Jean-Claude Ferrandezprésenter une communication à 2 voix (question et réponse). Basés sur ce qu'en anglais on appelle Evidence Based Practice (EBP) ou démonstration basée sur des faits, ils dépoussièrent si le besoin est toujours ce que l'on dit du Drainage Manuel et ce qu'il faut retenir de son efficacité. Ainsi, nous n'avons aucune preuve que le massage des ganglions lymphatiques (ganglions) soit utile pour soulager l'enflure. On rappelle que le massage abdominal pour stimuler la citerne de Pecquet est une manœuvre difficile pour au moins 2 raisons, du fait de sa présence extrêmement rare chez l'homme et du fait que pour y accéder il faut pousser fort, empêchant ainsi son retour de la veine.

Sessionsmoderator Pierre Henri Ganchou

Le faible intérêt de la respiration en cas d'augmentation du débit du conduit thoracique est rappelé. Un rappel est répété sur l'absence d'effets vasculaires des manœuvres effectuées à distance, ainsi que sur la nécessité d'utiliser une forte pression de massage en cas de gonflement important. Pierre Henri Ganchou se demande pourquoi peu de praticiens tiennent compte de toutes ces observations.

Catherine Grosjean (Besanson)ont soulevé la question de l'efficacité ou non du traitement de l'œdème du genou par drainage manuel après prothèse de genou. Il renvoie aux 2 articles trouvés dans la littérature sur ce sujet. Si 2 conclut que cela ne présente pas d'intérêt, cela met en évidence l'existence de nombreux biais dans ces études. Surtout le fait que l'enflure du genou et l'hydroarthrose sont confondues. Si le drainage manuel est efficace dans les œdèmes superficiels, on sait qu'il n'est pas indiqué pour le traitement des œdèmes intra-articulaires, si le drainage normal est réalisé avec une approche profonde.

La conclusion est très vite qu'une lecture rapide de ces articles peut laisser croire que le traitement de l'oedème du genou est inefficace. En revanche, les techniques de massage utilisées passent beaucoup de temps à traiter à distance et avec des manœuvres douces.

Catherine Grosjean

Dominique Meyer (Strasbourg)il a raconté son expérience de kinésithérapeute au sein d'une équipe médico-chirurgicale dans une clinique. Il nous a décrit l'extraordinaire entente qui existe entre les différents acteurs qui prennent en charge une patiente opérée d'un cancer du sein. Avec un circuit bien huilé, chaque praticienne complète une prise en charge parfaite de ces femmes.

Dominique Meyer

Doktor Claude Boiron (Poitiers)a présenté la logique d'organisation des séjours "après cancer". Elle nous a partagé tout l'intérêt des fois où un groupe de femmes se retrouve à différentes distances de leur traitement pour parler, échanger, se promener. Entourés de différents praticiens (acteurs, professeur de yoga, masseuse, etc.), ils pratiquent différents ateliers. Ces retraites de classe hebdomadaires ont lieu à divers endroits. C'est une source de reconstruction et un nouveau départ.

Professeur Loïc Vaillant (CHU de Tours)a présenté les intérêts et les indications d'hospitalisation pour lymphœdème.

Pr L Vaillant

Il a clairement montré son rôle dans le traitement de l'éléphantiasis du lymphœdème ou réfractaire au traitement ambulatoire. Ce traitement hospitalier est également destiné aux patients présentant des pathologies associées.

Véronique Bassang (Suisse)ont présenté le rôle de l'utilisation de la compression mammaire après mastectomie. Il permet de réduire l'enflure et les ecchymoses dans le mur.

Véronique Bassang

Jean-Claude Ferrandez (Avignon)ont présenté les résultats d'une étude pilote des pressions observées sous bandages. Lorsqu'il est effectué sur des individus en bonne santé, le placement du bandage Thonic fournit la plus grande pression pendant la supination. C'est aussi dans la pré-suppression que les pressions varient le plus. Ce geste sera certainement recommandé aux patients si les mêmes résultats sont retrouvés dans le lymphœdème.

Jean-Claude Ferrandez

Jean-jacques Miel (Paris)expérimenté avec beaucoup d'humanité l'utilisation du drainage manuel sous sa forme actuelle dans les services palliatifs. Il offre analgésie, confort et douceur en plus de l'efficacité vasculaire.

Elodie Sempéré (Reunion)ont présenté une étude pilote comparant l'effet de la pressothérapie pneumatique du lymphœdème avec et sans l'ajout de Mobiderm sous les éléments du massage pneumatique. Les résultats sont encourageants et méritent d'être approfondis.

Elodie Sempère

Une vidéo a montré plusieurs adaptations de pansements de soulagement aux bases inhabituelles : pansements cohésifs, auto-adhésifs, multicouches de toutes sortes. Le pouvoir est laissé à l'imagination.

Eve Vernhet (Nîmes)présenté "le café de la connaissance lymphologique". Il s'agit d'une véritable démonstration d'éducation thérapeutique sous la forme d'une rencontre collective avec des patients autour d'un café. Faites l'expérience de jouer n'importe où.

Ève Vernhet

Agnes Bourassin (Evry)identifié tous les avantages d'avoir une association de médecins spécialisés autour du sujet des pathologies veino-lymphatiques.

Agnès Bourassin

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La journée est finieJ. Vaillant (INK Paris)sur la kinésithérapie de demain, comme on peut le résumer "s'engager dans l'EBP (Evidence Based Practice) c'est avant tout accepter l'idée que ce que nous faisons aujourd'hui est différent de ce que nous faisions hier et n'est pas forcément ce que nous ferons demain".

Jacques Vaillant

A lire : Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur les thérapies manuelles

L'ouvrage de Nicolas Pinsault et Richard Monvoisin est publié aux Presses Universitaires de Grenoble (PUG, commande depuis le lien https://www.pug.fr/produit/1160/9782706121111/tout-ce-que-vous-n-avez - que je n'ai jamais voulu connaître sur les thérapies manuelles).

Lire le rapport ci-dessous

L'Institut National de Kinésiologie, avec la garantie scientifique de l'Association Française des Masseurs-Kinésithérapeutes pour la Recherche et le Traitement des Troubles Lympho-Veineux (AKTL), a organisé la journée du 10 mars à Grenoble sur le thème « Veines et maladies lymphatiques. moment agréable riche en échanges, qui a permis de traiter de sujets extrêmement différents.

Chirurgie et reconstruction du cancer du sein

Chirurgie du lymphœdème et du cancer du sein

Δρ Anne-Cécile Philippe*

* CHU Grenoble

Depuis sa création en 1891, la chirurgie du cancer du sein a évidemment parcouru un long chemin. Le but du chirurgien est, d'une part, la chirurgiesur sanocontrôler la maladie, d'une part limiter au maximum les inconvénients esthétiques.

On fait de plus en plus d'oncoplasties, et dans cette optique, on essaie de préserver au maximum la gaine cutanée, l'aréole et l'aréole. Sauf circonstances exceptionnelles, cela devrait finir par devenir la norme.

La chirurgie axillaire a également beaucoup progressé avec le développement de la technique du ganglion sentinelle (ablation de 1 à 3 ganglions lymphatiques au lieu de 10 à 15 en cas de curage axillaire) qui concerne environ 70 % des patients.

On opère de plus en plus en ambulatoire, ce qui est plus confortable pour la patiente, à condition qu'elle ne soit pas isolée. D'où l'importance d'une bonne communication et coordination avec les professionnels de la ville.

Les conséquences de la chirurgie

La plupart des patients opérés ressentent une gêne pendant quelques semaines : raideur, perte de mobilité, gonflement des seins ou des seins, cicatrisation, syndrome du conduit axillaire (thrombose lymphatique superficielle)…

Le lymphœdème est généralement diagnostiqué dans les 2 ans suivant la chirurgie. Mais il se trouve que 10 ans plus tard, nous devons donc faire attention. Parfois, toute la main est touchée. Parfois juste la main. La peau n'a pas toujours la même apparence. Les signes avant-coureurs sont la sensation de lourdeur dans le membre

Dans tous les cas, il est important de vérifier qu'il ne s'agit pas d'une récidive du cancer. Le lymphœdème n'est pas douloureux. En cas de douleur, il faut passer à un autre diagnostic. Certaines douleurs sont de l'ordre de la neuropathie.

Tout cela a naturellement un impact sur la qualité de vie du patient,

Les facteurs de risque de développer un lymphœdème sont maintenant mieux compris. Il s'agit principalement du nombre de ganglions enlevés et de l'association de radiothérapies spécifiques. Le surpoids est un facteur aggravant du risque de lymphœdème, tout comme la faible activité physique.

Le rôle de la compression postopératoire

Véronique Bassang*

*Riviera-Chablais Hospital, Schweiz.

Depuis 2012, ce service, qui reçoit une cinquantaine de patientes par an pour une chirurgie du cancer du sein, propose à la plupart d'entre elles une compression avec un pansement immédiatement après l'opération. Une technique jusqu'ici peu documentée, qui vise à prévenir la survenue d'œdèmes.

Sans elle, les complications (drainage sanguin et lymphatique) étaient fréquentes. Cette technique présente l'avantage de ne pas nécessiter de matériel coûteux ou difficile à trouver et de s'adapter à tous les types de morphologies.

Le kinésithérapeute applique le bandage dans les 4 heures suivant l'intervention. Une seule personne suffit, mais il peut être judicieux de le faire à 2, pour réconforter la patiente, parfois nauséeuse à ce moment, ou pour limiter ses inquiétudes.

Le kinésithérapeute revient en D1, effectue le DLM si nécessaire et re-bande. Au total, il reste en place pendant 48 heures.

On recherche 3 choses : un effet de compression, un effet de pompage et une prévention du lymphœdème.

L'hôpital envisage de mettre en place une étude prospective pour tenter de valider les bénéfices de cette technique très appréciée des patients.

Résultats d'essais cliniques avec différents types de pansements pour lymphœdème

Maria Torres-Lacomba*

*Physiothérapeute à Madrid, Espagne.

Le but de cette étude réalisée dans un hôpital de Madrid était de comparer l'effet de différents types de pansements décongestionnants pour réduire le volume du lymphœdème secondaire du membre supérieur.

L'équipe a recruté un échantillon de 132 femmes atteintes d'un cancer du sein bilatéral et d'un lymphœdème unilatéral de stade II (selon Brunner), plus de 3 mois après la radiothérapie ou la chirurgie.

Il s'agissait d'un essai clinique randomisé en simple aveugle

Les patients inclus devaient avoir un cancer unilatéral et avoir signé un consentement éclairé.

Ils ont été répartis en 5 groupes selon le type de pansement qui leur était proposé : multicouche traditionnel, multicouche simplifié, adhésif, adhésif et K-taping, très à la mode en Espagne.

L'équipe a mesuré 2 choses : la circonférence de leur bras, pour calculer le volume du lymphœdème, mais aussi le confort du pansement (grâce à l'EVA), car l'observance du traitement est primordiale, il n'aurait donc pas de sens de proposer un traitement efficace s'habiller sur une patiente s'il y a une forte probabilité qu'elle ne le porte pas parce que cela la dérange.

Ces mesures ont été prises avant chaque séance de kinésithérapie et avant que le patient puisse porter une manchette. L'étude a duré 3 semaines avec 5 séances hebdomadaires de kinésithérapie pendant 15 jours puis 3 séances la semaine dernière.

Protocole de physiothérapie

En phase d'attaque :

– Pressothérapie pneumatique 40 mmHg pendant 30 minutes.

– vidange manuelle personnalisée pendant 30 minutes.

– construction du pansement.

– exercices sous bandages.

Au cours des séances, le kinésithérapeute a la possibilité d'enseigner au patient les notions d'anatomie, de physiologie et de physiopathologie. Il lui parle des facteurs de risque du lymphœdème et de la façon de prévenir son apparition ou son aggravation.

Résultats

En termes de confort, le K-taping est le plus apprécié par les patients et le pansement multicouche traditionnel le plus difficile.

Malheureusement, le K-taping s'est avéré presque inefficace avec une réduction de 5%, tout comme le bandage adhésif. Les bandages multicouches simplifiés sont les plus efficaces avec une réduction de 54 %.

Physiothérapie pour les cicatrices du cancer du sein

Nadine Varaud*

*Kinésithérapeute à Nîmes.

Après une chirurgie du cancer du sein, une cicatrice peut présenter 4 types d'anomalies :

- fibrose

- retraite

– adhérences

- hypertrophie

De plus, la radiothérapie, que de nombreux patients reçoivent après la chirurgie, aide à "geler" la cicatrice.

En cas de reconstruction mammaire, on observe parfois une formation de coque périprothétique.

Le traitement kinésithérapique des cicatrices permet à la fois d'obtenir un résultat fonctionnel (le patient retrouve une certaine liberté de mouvement), un résultat esthétique et d'éviter les complications.

Le protocole

1 séance par semaine, après l'intervention, avant et après la récupération, jusqu'à disparition de la cicatrice.

Il faut savoir qu'il n'est jamais trop tard pour soigner une cicatrice. Ce traitement peut être proposé indéfiniment, y compris 20 ou 30 ans après la chirurgie.

Doit être entretenu

Selon le type de cicatrice, certaines techniques de kinésithérapie sont totalement contre-indiquées et s'avéreront néfastes. Par conséquent, il est nécessaire de faire une évaluation appropriée avant le déploiement.

cicatrices pliantes

Le problème se pose lorsque le fibroblaste se différencie en « cellules bi musculaires » dont le rôle est de recouvrir la plaie.

Dans ce type de cicatrice, il est important de ne pas pétrir - un geste auquel tout le monde pense spontanément. Cela aggraverait la situation. Il faut plutôt faire des étirements orthodynamiques et les montrer au patient à faire à la maison entre 2 séances.

Cicatrice fibreuse

Un pétrissage est recommandé, mais attention à être très précis sur la zone traitée.

En cas d'adhérences

Les adhérences entraînent un manque de mobilité, même à des niveaux profonds. La technique idéale pour les améliorer est la palpation. Il s'agit de soulever la cicatrice, soit à la main, soit à l'aide d'une ventouse – de petite taille, surtout si la peau a été irradiée.

arkal

Une cicatrice hypertrophique est une cicatrice fortement (excessivement) vascularisée. Le processus de cicatrisation se poursuit au lieu de s'arrêter naturellement (le fibroblaste devrait déclencher sa propre mort), de sorte que la cicatrice se dilate. Dans ce genre de cicatrice, le pétrissage ferait beaucoup de dégâts. Les crèmes à l'acide hyaluronique sont également fortement déconseillées.

La guérison doit être lente et graduelle, pas aussi rapide que possible comme le voudraient les chirurgiens ou les infirmières.

Une cicatrice hypertrophique est traitée avec un bandage compressif qui va l'étirer dans le sens de la longueur et avec des étirements manuels pour qu'elle se restructure dans le sens de la longueur.

Lymphoedème et éducation thérapeutique

Cécile Risot*

*Kinésithérapeute à Grenoble.

Dans "réhabilitation", il faut lire "réhabilitation". Le patient doit être acteur de sa santé. Le kinésithérapeute est là pour lui donner les remèdes.

L'objectif principal est de devenir indépendant. Ce n'est pas une évidence : c'est un exercice spécifique qu'il faut s'entraîner. Vous devez être en mesure de réaliser un entretien de soins intégré, personnel et adapté au patient. L'éducation thérapeutique fait partie intégrante d'une démarche qualité.

Dans ce contexte, le patient n'est pas passif, mais dans un étatascenseuril doit corriger et ajuster ses attitudes. Améliorer votre santé améliore votre vie

Le succès de TPE est lié à plusieurs facteurs :

– compréhension et perception du patient

– sa présentation de la maladie

Il faut assigner tous ces éléments, ce qui prend du temps, pour arriver à un diagnostic pédagogique.du. Cela peut être revu et peut être modifié au fil du temps.

Sur la base des données recueillies, le physiothérapeute et le patient fixeront des objectifs spécifiques. Qu'est-ce qu'elle veut? Il est nécessaire de le savoir. L'ETP est une approche centrée sur le patient.

Un projet de réappropriation de l'image de soi

Certains patients refusent de se regarder dans le miroir, et ce n'est pas seulement un problème psychologique. Ils ne retrouveront pas toute leur mobilité s'ils ne font pas chez eux des exercices qui consistent à s'examiner (directement ou dans le miroir), à faire des compressions, à apprendre à identifier d'éventuelles cellules lymphatiques, etc.

Conseils sur le contenu

Le CHU de Grenoble a ouvert cette concertation qui a plusieurs objectifs :

– apprendre aux patients à s'habiller eux-mêmes.

– les motiver car la conformité est essentielle ;

– leur enseigner des techniques de bandage simplifiées qu'ils pourront facilement reproduire à la maison.

– leur expliquer qu'ils ne peuvent pas prendre les pansements des autres

– leur faire comprendre que l'apparition ou l'augmentation du lymphœdème dépend de la fréquence d'application des compressions.

– leur apprendre à prendre soin d'eux-mêmes.

– apprenez-leur à vérifier leur teint avant de rompre une prise, etc.

Rappelez-vous quetous les patients sont capables d'apprendre.

Donnez des conseils positifs plutôt que des interdictions. Par exemple : « Si tu te coupes, voici ce qu'il faut faire » au lieu de « ne te coupe pas ! Les conséquences peuvent être dramatiques ».

Microcirculation et œdème

Δρ Christophe Seinturier*

*Dispositif fonctionnel pour les explorations vasculaires. Clinique Universitaire de Médecine Vasculaire (Prof Carpentier), CHU Grenoble Alpes.

Alors qu'il n'y a qu'un seul système d'alimentation de nos tissus, le système artériel, il existe deux systèmes impliqués dans le retour des fluides : le système veineux et le système lymphatique.

Le système lymphatique joue un rôle clé : il assure une partie de l'absorption du liquide interstitiel. Il est responsable de l'absorption des grosses molécules (protéines) et de la réinjection dans l'environnement vasculaire des éléments d'imagerie. Il participe ainsi à l'homéostasie de l'organisme. Les cellules mortes, les cellules cancéreuses et les cellules responsables des réactions de défense transitent également par ce système de transport.

En France, 20 à 30 % de la population ont des problèmes veineux (ex : varices) et environ 4 millions de personnes ont des troubles du comportement alimentaire.

Physiopathologie de l'oedème d'origine veineuse

Il existe 2 types de facteurs :

– facteurs hémodynamiques : syndrome d'hypertension veineuse

Ils sont reliés par 2 mécanismes principaux :

1) reflux dû à une incontinence valvulaire veineuse : insuffisance veineuse primaire par valves inappropriées et non fonctionnelles (varices saphènes, dysgénésie valvulaire profonde). syndrome post-thrombotique avec lésion valvulaire. incontinence de la veine cave périphérique et dysfonctionnement de la pompe musculaire du mollet.

2) présence d'une obstruction, soit postveinoïde, due au syndrome de Cockett (compression de la veine iliaque gauche) soit due au pied (la veine poplitée est emprisonnée par sa voûte).

– facteurs pariétaux : compliance excessive de la paroi veineuse

Le rôle des oestrogènes (grossesse > 2 enfants)

Fibrose liée à l'âge

Facteurs constitutionnels (peu connus).

On parle d'hypertension veineuse lorsque le drainage veineux est réduit, entraînant une augmentation de la pression veineuse.

Cette hypertension veineuse, lorsqu'elle persiste, peut entraîner différentes variations morphologiques :

– extension, torsion, dilatation capillaire, circonvolutions pseudoglomérulaires.

– épaississement des membranes basales avec augmentation des fibres élastiques et du collagène.

– expansion des espaces intra-endothéliaux.

– microœdème péricapillaire.

Les fluides et les macromolécules s'accumulent dans le liquide interstitiel. C'est donc la définition du gonflement

Physiopathologie de l'œdème associé à une insuffisance lymphatique

C'est l'incapacité du système lymphatique à absorber le liquide interstitiel. Ce déficit survient lors d'une lymphogenèse médiocre (principalement un lymphoedème) ou lorsqu'un système bien développé est sujet à des indications ganglionnaires (par exemple, curage axillaire) ou à des modifications secondaires à une infection ou à une radiothérapie.

Dans ces conditions, la diminution du flux lymphatique ne permet plus une absorption adéquate des protéines hydrophiles. Il y a une augmentation de la pression tissulaire et une augmentation de la pression tissulaire tumorale, conduisant à la fibrose.

conclusion

On se souvient que lorsque la première "goutte" d'œdème apparaît, quelle qu'en soit l'étiologie, le système lymphatique tente d'augmenter son débit pour compenser l'inondation des tissus. Son débit maximum est limité, lorsqu'il est dépassé, le gonflement grossit et s'installe. Dans tous les gonflements, il y a une atteinte lymphatique, mais tous les gonflements ne sont pas des lymphœdèmes.

Malformations veineuses

Dr Olivia Bocara*

*Service de Dermatologie, Hôpital Necker, Paris.

Les maladies vasculaires congénitales se développent lentement. Ils provoquent progressivement une gêne esthétique et/ou des douleurs. Elles touchent parfois les extrémités (zones très vascularisées, donc "tout gonfle"), un membre, voire une articulation, ce qui a généralement un retentissement fonctionnel très problématique pour le patient.

Conséquences des malformations veineuses

Présentes chez l'enfant, les malformations veineuses entraînent une gêne. Mais au premier plan se trouve la douleur, qui lui fait développer des comportements antalgiques et protecteurs vicieux : rétraction du tendon d'Achille, veine irréductible (coude ou genou), etc.

Dans ses malformations, un bassin veineux se forme où le sang stagne, puis la thrombine et la fibrine se coagulent. Cela provoque une inflammation et donc une douleur permanente.

Cela entraîne également une coagulabilité due à un apport excessif de facteurs de coagulation, ce qui provoque parfois également des saignements, ce qui peut sembler paradoxal. Cela se produit généralement dans des zones telles que les muqueuses, par exemple dans le système digestif.

Le taux de D-dimères est proportionnel à la taille et à la profondeur de la lésion. C'est un marqueur biologique important.

La consommation intravasculaire locale (CIVL) est plus sévère dans les malformations veineuses intramusculaires étendues.

Les dangers

Quel est le risque d'embolie pulmonaire chez les enfants atteints de malformations veineuses ? C'est une question très fréquemment posée, mais elle est très rare car il n'y a quasiment pas de communication entre le système veineux normal et le système veineux défectueux qui s'est développé. Il n'y a donc pas de "contagion" possible.

Les raisons

On en sait de plus en plus sur les mutations génétiques à l'origine des malformations veineuses.

Sachant que les gènes mutés sont proches des gènes responsables du cancer du sein, certains médicaments anticancéreux peuvent donc être réorientés pour traiter les malformations veineuses.

Le traitement

Le traitement principal est la compression. Mais cela ne fonctionne pas si la déformation est profonde. Dans ce cas, mieux vaut se fier aux HBPM (héparines de bas poids moléculaire).

La chirurgie est souvent frustrante. Aussi sclérothérapie.

Un contrôle de la douleur avec du paracétamol, des HBPM anti-inflammatoires ou anticoagulants est également nécessaire. C'est ce qui fonctionne le mieux.

De grands progrès ont été réalisés en médecine ces dernières années. De plus en plus, nous utilisons des thérapies ciblées, dont la rapamycine (un immunosuppresseur)

Le drainage manuel peut être efficace, mais il n'est pas systématique. Besoin de conseils au cas par cas.

Impact de la surcharge liquidienne sur la physiopathologie des troubles respiratoires du sommeil : y a-t-il place pour la guérison ?

Jean-Christian Borrell*

*Kinésithérapeute à Grenoble. HP2 Inserm U1042, La Tronche (38). Directeur scientifique du groupe Agiradom. Laboratoire EFCM-Sommeil, CHU de Grenoble.

Symptômes du syndrome d'apnée obstructive du sommeil (OSAP)

Il y a des symptômes diurnes et nocturnes.

Symptômes diurnes : somnolence diurne inexpliquée par d'autres facteurs (horaire, durée du sommeil, PLM, insomnie, hypersomnie, narcolepsie, traitements, etc.), fatigue, difficultés de concentration, plainte de sommeil non réparateur, etc.

Symptômes nocturnes : ronflements quotidiens sévères, sensation d'étouffement ou d'étouffement pendant le sommeil, énurésie nocturne.

Critères polysomnographiques

Le diagnostic est posé par la polysomnographie.

– SAOS léger : 5 < AHI < 15 événements par heure

– SAOS modéré : 15 < AHI < 30 événements par heure

– SAOS sévère : IAH ≥ 30 événements par heure

Mécanismes d'autodéfense

1) Existence d'une disposition anatomique (rétroprognathie).

2) Augmentation de la pression du tissu pharyngé.

3) Diminution du tonus musculaire dans la gorge pendant le sommeil.

4) Contrôle de la ventilation.

L'apnée du sommeil est fréquente chez les personnes obèses, chez qui la graisse pénètre partout, et dont le pharynx est immédiatement plus étroit que chez une personne non obèse.

Le traitement

Le traitement principal est l'utilisation d'un masque à pression positive continue (CPAP) ou d'un appareil orthopédique - c'est de plus en plus courant.

La théorie du déplacement de fluide

La rétention d'eau peut contribuer à la physiopathologie du SAOS.

Le Canadien Douglas Bradley a noté que le SAOS était beaucoup plus fréquent chez les personnes souffrant d'insuffisance cardiaque ou d'hypertension. Toutes ces personnes ont une chose en commun : la rétention d'eau. Il existe une accumulation de liquide dans les zones interstitielles et vasculaires des membres inférieurs en position verticale, le jour et la nuit une redistribution du rostre en position couchée, avec une répartition bassin-poitrine-cou.

Par conséquent, on s'est demandé si le traitement de l'œdème des membres inférieurs pouvait avoir un effet sur le SAOS. Pour le savoir, il fait porter des bas de compression (pression : 20 mm de mercure) pendant 1 semaine. Résultat : OSAS a légèrement baissé. Son idée était donc correcte, mais le traitement reste insuffisant pour le traitement du SAOS.

Par conséquent, il a étudié l'effet de l'activité physique sur le SAOS en demandant à ses patients de marcher 45 minutes chaque jour pendant 1 semaine. Même résultat : OSAS légèrement réduit.

En combinant les 2 (bas + marche) les résultats sont encore meilleurs.

Une étude contrôlée randomisée de l'Afreth (Association française de recherche thermale) a montré les bénéfices d'une cure thermale pour réduire la sévérité du SAOS associé à l'insuffisance veineuse chronique. Malheureusement, il a été interrompu, mais les premiers résultats montrent qu'il pourrait être efficace.

conclusion

Le SAOS est associé à des mécanismes multifactoriels.

Un petit nombre d'études montrent que l'utilisation d'un masque CPAP est le meilleur moyen de se débarrasser de l'apnée du sommeil. Ils devaient être réalisés en grands groupes pour être vraiment significatifs. Mais il existe de nombreux traitements complémentaires qui peuvent apporter un soulagement aux personnes qui en souffrent, surtout lorsqu'il ne s'agit pas d'un cas très grave. La physiothérapie pour réduire l'œdème veineux pourrait en faire partie.

Le rôle de la respiration dans le retour veineux

Président Serge Theys*

*Clinique universitaire Godinne, Belgique.

Dans tous les manuels de kinésithérapie, la respiration est décrite comme l'un des facteurs de la mécanique de la circulation veineuse. Logiquement, ce phénomène physiologique a servi de base à l'inclusion de certains exercices respiratoires pour améliorer le drainage veineux des membres inférieurs. Selon le protocole, les exercices de respiration sont assistés ou non, associés ou non à un massage abdominal ou à un drainage postural.

La tachymétrie Doppler, associée ou non à l'imagerie ultrasonore, enrichit nos connaissances dans le domaine. La respiration régule plus ou moins le débit veineux fémoral selon le type de respiration et la position du patient. C'est un fait qui a déjà été décrit, mais relativement peu expliqué. Et avec raison. Aucune conclusion ne peut être tirée : la vitesse de circulation n'est pas le débit ! L'intérêt de cet exercice est donc loin d'être établi. L'analyse permet seulement d'affirmer que la plage d'accélérations dépend plus de la durée des interruptions de trafic que d'une « aspiration d'appel ».

Afin d'étayer l'utilité d'un "exercice de respiration", il est nécessaire de mesurer les fluctuations volumétriques instantanées au niveau du mollet,cœurveineux. Le caractère simultané des mesures permet alors de constater que les interruptions circulatoires entraînent une rétention de volume sanguin, et l'audition d'un signal correspond à une simple restauration de la circulation. En d'autres termes, lorsque le Doppler est silencieux, le volume d'arrêt augmente, tandis que lorsque le bip se produit à nouveau, le volume du membre revient à son volume d'origine. La durée des blocages et le torque du membre font le reste : le mollet gonfle progressivement. De toutes les affections respiratoires testées, seule la normopnée haute latérale (ou scalène), pratiquée en décubitus dorsal, ne provoque pas d'occlusion circulatoire et réduit certains œdèmes posturaux.

En conclusion, en dehors d'une motivation d'assistance respiratoire, le recours à la « gymnastique » respiratoire ne trouve pas de motivation pour réduire la stase veineuse ou améliorer la vidange veineuse. Bref, on n'a pas encore trouvé mieux que de pomper le muscle sural avec une dorsiflexion - active ou passive - de la cheville pour drainer les veines des membres inférieurs !

Bas de contention pour sportifs : le point des effets physiologiques... De l'idée à la réalité

Dr. Séverine Mutel*

*Ageolog à Lyon.

Le principe de l'action de compression

La base de la thérapie de compression médicale à partir d'un tissu élastique est associée au fait que lorsqu'il est étiré pour la première fois et placé étiré à une extrémité, il réalise une compression.

Élasticité + étirement = compression

C'est le fait d'exercer une pression par une cortose d'étirement élastique sur une partie du membre de manière active, au repos comme à l'effort.

La compression est soumise à 2 lois : la loi de Laplace (à traction égale, la pression exercée sur une surface courbe diminue lorsque le rayon de courbure augmente) et l'indice de rigidité du tissu (plus le tissu est rigide, plus l'effet hémodynamique de la compression est important lors de l'exercice sera important).

Compression progressive ou progressive ?

Compression réduite utilisée en thérapie :

La pression est plus importante sur les chevilles. Il diminue de bas en haut. Elle respecte des normes précises (les 4 catégories) et s'appuie sur un haut niveau de preuves scientifiques.

Compression progressive utilisée chez les sportifs :

"Chez le sportif, la compression veineuse doit être spécifique, adaptée à la physiologie du sportif et donc différente de l'insuffisance veineuse."

Il aide à lutter contre l'hyperdistensibilité veineuse et favorise la contraction longitudinale du mollet. Le problème est qu'il n'est pas soumis à réglementation, il n'y a donc pas de normalisation de la pression.

L'habillage est facilité par l'absence de "jambe".

Effets de compression

Elles sont multiples, à la fois nerveuses, mécaniques, hémodynamiques, thermiques et psychologiques.

Au niveau microcirculatoire, la compression favorise le drainage, combat l'inflammation musculaire et l'œdème interstitiel. Il favorise l'élimination des toxines du métabolisme musculaire et réduit la douleur.

Au niveau de la macrocirculation, il réduit le volume veineux, augmente la fonction des valves et la production de substances fibrinolytiques. Il accélère le taux de retour veineux.

En termes de proprioception, la compression améliore la coordination, l'équilibre et réduit le temps de repositionnement, ce qui est utile dans les sports alliant force, concentration et contrôle de la position du corps dans l'espace.

Il a également des effets mécaniques : il augmente les performances motrices, réduit les oscillations et le recrutement musculaire, et limite les dépenses énergétiques. Il joue donc un rôle protecteur contre les dommages musculaires.

Il a un effet sur la thermorégulation (par exemple en réduisant l'évaporation due à la transpiration et en augmentant la température de la peau et des muscles) mais n'a aucun effet sur la température centrale.

Il a probablement aussi un placebo. Cependant, aucune étude n'a montré qu'il apporte une amélioration significative des performances ou de l'endurance. En revanche, une étude a montré que dans les exercices avec répétitions elle permettait de maintenir le niveau de puissance moyen et de minimiser le niveau de fatigue.

conclusion

Il ne nous appartient pas de croire aveuglément les messages marketing destinés à vendre des bas de contention. En termes de performance, le port de bas de contention ne semble pas avoir d'effet – peut-être mis à part un effet psychologique. Mais il existe des effets bénéfiques prouvés sur la cicatrisation,cependant, à condition de porter les bonnes chaussettes.

Etude préliminaire des fluctuations de pression sous un bandage

Jean-Claude Ferrandez*

*Physiothérapeute. Institut Sainte Catherine, Avignon. président de l'AKTL.

Jean-Claude Ferrandez a présenté les résultats d'une étude préliminaire de pression sous bandages, réalisée par modélisation de cylindres.

Nous vous rappelons qu'en France il existe 4 catégories de bas de compression, selon la pression de compression mesurée sur la cheville. En pratique, un mollet humain n'étant pas un cylindre parfaitement homogène, la pression d'un bandage soumis à la loi de Laplace n'est évidemment pas la même à l'avant (sur l'os) ou à l'arrière du mollet, à la cheville ou juste en dessous de la genou, etc...

Le but de l'étude présentée était de mesurer la pression réelle exercée par les bandages de différentes articulations (bandes inélastiques, bandes élastiques, coussinets en mousse, etc.)

Méthodique

Des cylindres de 3 diamètres différents ont été utilisés : 5 cm, 8 cm et 10 cm.

Un capteur de pression s'est glissé entre le cylindre et le pneu. La moyenne de 5 répétitions pour chaque pansement a été retenue.

Bandage fait: un bandage enroulé en spirale en 3 couches.

Résultats observés

Bandes élastiques (Biflex n°16, largeur 10 cm) : dans un rouleau dur, chaque couche d'étirement ajoutée à la précédente augmente la pression.

Bandes composites à bandes inélastiques (2 couches) et Biflex (3 couches) : la petite bande élastique "stretch smooth" exerce une pression considérable sur le cylindre. Couvrir les élastiques augmente beaucoup moins la pression que lorsqu'il est appliqué directement sur le cylindre dur.

On se demande si la qualité du support sur lequel sont posés les pansements l'affecte. En d'autres termes, la consistance du gonflement modifie-t-elle la pression ? Nous avons donc recouvert le cylindre de 10 cm de diamètre avec de la mousse de 2 cm d'épaisseur (d'abord une mousse souple puis une mousse dure).

On observe que la pression superficielle est toujours plus élevée si la mousse est dure. En surface c'est 2mLa couche de ruban qui est placée n'augmente que légèrement la pression. En surface et en profondeur, la pression est plus importante en mousse dure. Mais une mousse souple reflète mieux la pression en profondeur.

conclusion

Cette expérience montre qu'avec un cylindre incompressible il est difficile de vérifier la loi de Laplace. Ceci est compromis lorsqu'un substrat en coton est ajouté au cylindre. Et cela varie en fonction de la consistance du support.

Si l'on extrapole cette expérience à l'homme, sachant qu'un membre est un tout complexe, avec la même contrainte ligamentaire, il reste à vérifier si des tuméfactions dures seraient plus compressibles que des molles. Et dans les gonflements mous, si les couches de bandages reflètent la pression plus profondément ?

La conférence du 26 novembre 2016 a réuni plus de 220 participants et environ 50 personnes qui ont participé aux stands des exposants

Voici quelques échanges entre les présentateurs et les participants :

Q : Quelle est la place de la chirurgie dans la thrombose veineuse ? Y a-t-il de la place pour des clips ou des parapluies ?

R : Le clip veine cave et le filtre veine cave avec placement parapluie sont de moins en moins pratiqués. Il reste une indication si l'anticoagulation ne peut pas être utilisée. Le filtre peut être retiré 1 à 2 ans plus tard, mais cela se fait assez rapidement pour éviter le risque de thrombose.

Q : Que fait-on quand le patient se plaint de poids mais pas de douleur ?
R : En cas de problèmes veineux, situés en dessous de la dénervation, il y a étirement des tissus et donc douleur

En cas d'œdème situé au-dessus de la dénervation, le signe et la gravité sont présents.

Q : Qu'arrive-t-il à la veine après une TVP ?

R : Il existe une grande différence de progression entre les patients. Certains patients avec un taux de 50% ou
sceller leurs veines. Pour les autres, il existe des séquelles comme la fibrose, des lésions valvulaires ou une obstruction complète. Cependant, il est impossible de prédire la progression en D1.

Q : En cas de TVP, après combien de temps d'anticoagulants peut-on faire un drain ?

R : Dans la phase aiguë, il n'y a pas d'indication de drainage manuel. Après 24 heures d'anticoagulation, le patient peut reprendre une marche normale. L'anticoagulant est déjà actif après 1h30. Nous utilisons la station debout en phase aiguë, mais un drainage manuel minimal car nous sommes à risque d'embolie pulmonaire.

Q : En cas de TVP, après combien de temps d'anticoagulants peut-on faire un drain ?

R : Dans la phase aiguë, il n'y a pas d'indication de drainage manuel. Après 24 heures d'anticoagulation, le patient peut reprendre une marche normale. L'anticoagulant est déjà actif après 1h30. Nous utilisons la station debout en phase aiguë, mais un drainage manuel minimal car nous sommes à risque d'embolie pulmonaire.

Ce n'est pas l'anticoagulant qui autorise le DU, mais l'examen Echo Doppler qui renseigne sur la coagulation. L'anticoagulant qui évite l'expansion du thrombus une fois contrôlé et efficacement lié à l'écho Doppler permet la conduite.

A la phase aiguë, des positions obliques des membres inférieurs et une limitation de la compression (à visée anti-œdème et antalgique) sont indiquées, ainsi que des exercices au lit pour induire la pompe veineuse du mollet.

Le drainageManuelindiqué uniquement dans la phase avec séquelles de TVP avec œdème persistant, hypodermite ou ulcère de jambe.

Pour information:

Les héparines sont thérapeutiquement efficaces en quelques heures.

Les AVK qui sont actifs dans les 6 à 12 heures sont surveillés par analyse INR

Les ATCOAG disponibles par voie orale n'ont pas de biosurveillance.

Q : Lequel choisir pour faciliter le retour veineux : la posture du triceps ou les exercices de dorsiflexion ?

R : Une posture est statique, mais pas inefficace. Aller avec une extension séquentielle de flexion du tarse tibial est toujours préférable

Q : Y a-t-il intervention dans le thrombus d'une « phlébite » : électrification ? Construire un pont ?

R : Le traitement chirurgical pour enlever un caillot sanguin est un traitement agressif dont il est difficile d'évaluer s'il a un effet sur l'insuffisance veineuse.

Q : Quels sont les signes d'une TVP ?

R : Il existe des indications unilatérales : augmentation de la douleur, mais 50 % des faux positifs sont vus en écho doppler. On note que 1 TVP sur 2 est asymptomatique

Question : Une échelle de qualité de vie a-t-elle été utilisée dans votre étude sur l'apnée du sommeil ?

R : Non, juste un questionnaire sur la qualité du sommeil

Question : Que signifient les bas de contention ou l'activité physique dans l'idée que le fluide Shift (œdème) est responsable de l'apnée du sommeil ?

R : Si toutes les autres méthodes (masque à pression positive, attelle) échouent, il s'agit d'une option. L'étude montre que certains patients sont passés d'un problème grave à un problème léger, d'autres non (la théorie du déplacement des fluides ne s'applique pas à eux)

Q : Qu'en est-il d'une intervention péripharyngée manuelle ? Manipulation ou drainage de l'os hyoïde ?

R : Il n'y a pas d'étude, mais cela pourrait être intéressant car il y a une augmentation de la pression tissulaire le matin.

Q : Est-il possible de distinguer avec un simple test si le traitement de l'apnée du sommeil pourrait être une compression ou une simple marche ?

R : Il s'agit de créer une médecine personnalisée. Voyez comment, à partir d'un premier bilan, quel traitement proposer. Pour le moment, nous n'avons pas de réponse, mais la médecine évolue dans cette direction.

Q : La douleur dans les jambes est-elle un signe de rétention d'eau ?

R : Pas spécifiquement, ce n'est pas typique.

Q: votre étude hydrothérapie, retour veineux ou étude apnée du sommeil ?

R : Nous testerons principalement l'amélioration de l'apnée du sommeil, l'amélioration du retour veineux est un aspect secondaire.

Question : Diminution des fluides Passage du sommeil à la position semi-allongée, quel effet sur l'apnée du sommeil ?

R : Il n'y a pas d'études, mais dans notre étude, un patient qui a été exclu de l'étude parce qu'il s'est assis et a dormi a vu son apnée s'améliorer avec la réduction de l'effet Shift fluide.

Remarque JCF : mais dans cette position il augmente sa pression veineuse et donc l'attitude

Question : Est-ce que la respiration est suffisante pour expulser l'air ?

R : Il existe une corrélation entre la vitesse sur l'échocardiogramme Doppler et l'intensité sur le pléthysmographe. Les techniques de pression négative améliorent le débit, mais l'effet sur le volume reste à voir. Au calme pour l'instant.

Question : Existe-t-il une étude entre la respiration par la bouche et la respiration par le nez ?

R : Pas pour le moment, mais il serait intéressant de voir si cela affecte le diaphragme et le volume thoracique. Ce que l'on sait : le cœur se fatigue à la ventilation buccale, il y a donc un effet sur la vitesse de la circulation veineuse et donc un effet sur le débit ou la vitesse.

Question : Comme nous venons de le voir, le Booster n'agrippe pas la jambe, il sert peu à la performance, alors qu'en post-œdème on obtient une chaussette avec la jambe. Pourquoi ne pas courir en chaussettes ?

R : Sur Ultra-trail on met un Booster car on peut utiliser une chaussette normale. Le Booster a pour but de réduire la sensation de fatigue et les fluctuations musculaires. Par contre, en récupération on utilise des chaussettes de récupération avec une résistance décroissante selon la physiologie.

Q : Chaussette réduite pendant l'entraînement, oui - non ?

R : Des études ont été faites, mais il y a un problème d'hétérogénéité. Quel que soit le niveau de compression, cependant, il n'y a pas d'amélioration significative de l'effort.

Q : Qu'en est-il de la chaleur qui s'accumule lors de l'utilisation du booster ?

R : Si nous couvrons le corps, nous constatons une augmentation de la chaleur musculaire, mais pas de la température centrale, et ce pour tous les types de compression. Si on augmente la surface, augmente la chaleur, il peut y avoir un risque de déshydratation.

Q : Le souvenir du dopage ? Le vélo est-il interdit ? Pourquoi les sprinteurs et les sauteurs portent-ils des orthèses des membres supérieurs ?

R : Produit dopant, je ne sais pas, mais c'est interdit dans le cyclisme, c'est vrai. En kayak, par exemple, il est utilisé pour maintenir la force musculaire et donc les mouvements du corps, peut-être le même effet chez les sprinters. L'enhancer agit sur la proprioception et la fatigue, rendant le mouvement plus efficace, mais il n'y a pas d'augmentation des performances.

Q : Quelle recommandation d'utilisation de la compression pour la récupération ?

R : La compression doit être appliquée le plus tôt possible et maintenue entre 12 et 48 heures, avec un minimum de 24 heures. Il faut aussi voir la tolérance, mais en principe il n'y a pas de contre-indications pour les sportifs.

Q : dans la maladie veineuse chronique, on ne porte pas de compression la nuit, car la pression veineuse couchée peut être très basse, pourquoi « oui » chez le sportif ?

R : Chez les sportifs, on recherche un effet sur la fatigue et les micro-blessures, sachant que l'on porte des chaussettes la nuit.

Question : Le booster améliore-t-il la proprioception, des études ont-elles été faites sur des danseurs ?

R : Non

Q : Quelle méthode « d'appel » doit être effectuée dans une vidange manuelle ?

R : Les méthodes de numérotation ne sont plus applicables car elles n'affectent pas le volume de gonflement. Cette observation est couramment observée en clinique et dans les mesures pléthymographiques. Le drainage manuel à distance (massage) peut avoir un effet psychologique en cas de douleur (traitement du patient), mais pas ou très peu d'effet vasculaire.

Q : Les résultats des mesures obtenues en plaçant des bandages sur des cylindres non compressibles de différents diamètres de tube peuvent-ils être comparés à ceux du lymphœdème ?

R : Nous ne pouvons pas encore répondre. Nous avons d'abord montré les résultats sur une base théorique. Dans un second temps, il faudra observer les résultats chez un individu sain et ensuite seulement chez un individu pathologique. La difficulté sera de décrypter la résistance à l'infiltration de l'oedème.

Q : Dans l'étude comparant l'efficacité de différents pansements dans le lymphoedème après cancer du sein, vous avez utilisé le K-Tape en phase aiguë (3-4 semaines), existe-t-il une étude K-tape ? par rapport à la manche (été, par exemple, moins chaud);

R : Non. Il nous a fallu 5 ans pour mener à bien cette étude, qui a été interrompue de juin à septembre en raison de la chaleur. Il est vrai que la bande K est plus confortable mais peu efficace pour le gonflement, alors que la gaine est efficace pour le gonflement mais moins favorable en cas de chaleur. Je pense que le mieux serait peut-être d'utiliser le pansement auto-adhésif (petit étirement) dans ce cas, car il contient et comprime très peu.

Q : Quelle est la différence entre le pansement multicouche dit simplifié et le pansement multicouche dit traditionnel ?

A: "Simplifié" est un bandage constitué d'une bande de coton peu élastique enroulée autour de l'extrémité recouverte d'un ruban à élasticité moyenne (varicocèle légère, exemple Biflex 16), tandis que "traditionnel" est un copié-collé avec ce qu'on appelle Bandage Földi . Puis une bande de coton est appliquée pour protéger la peau, des bandes de gaze pour les doigts, le tout recouvert d'un pansement en mousse ou d'une couche de coton sur laquelle sont posées plusieurs couches de petites bandes. Cette technique, qui a fait ses preuves, peut facilement être remplacée dans la plupart des cas par le pansement "simplifié". D'autant plus qu'il n'utilise généralement que 2 bandes et se fixe en 3 minutes.

Q : Cryothérapie corps entier, quel effet sur les œdèmes ?

R : C'est une technique utilisée dans la récupération des athlètes, mais il n'y a pas d'études sur son efficacité dans l'œdème. En revanche, il semble être efficace dans les gonflements inflammatoires.

Q : Cryothérapie et sport, que diriez-vous d'une chaussette qui chasse le froid ?

R : C'est une bonne idée, mais les performances musculaires sont réduites par la chaleur dégagée lors de l'effort.

Q : L'alternance chaud-froid est-elle une contre-indication à l'œdème ? Quelle autorisation ou non pour les patients d'utiliser le hammam ou le sauna souvent suivi d'une douche ou d'un bain froid ?

R : Rien n'a été publié depuis 1992 sur son effet sur le lymphœdème. En principe, la chaleur provoque une vasodilatation, mais la littérature n'est pas concluante. L'oncologue dira probablement : essayez madame et vous verrez le résultat.

L'effet de l'alternance chaud-froid ne dure qu'un certain temps, il doit être considéré comme une technique de plaisir, mais pas thérapeutique.

Q : Qu'en est-il des huiles essentielles qui ont un effet rafraîchissant ?

R : L'effet ici est principalement dû au début de l'évaporation, qui entraîne une baisse de température, mais l'effet est de courte durée. Ils peuvent être utilisés dans un contexte de bien-être et de confort.

Q : La différence entre MCS et Urgo K2 ?

R : Urgo K2 est à usage unique pour le traitement des ulcères veineux.

Q : Les bandes de repos chez les chevaux peuvent-elles être remplacées par des bandages ?

A: Soyez conscient de la durée de leur application. On sait que des bandages de repos, mal ajustés, peuvent créer des compressions, un bandage non élastique modifie la mécanique et peut entraîner des tendinites, mieux vaut utiliser des bandages élastiques.

Question : Les chevaux dorment debout et pourtant n'ont pas d'œdème.

R : Pour prévenir l'œdème, nous savons que l'exercice est nécessaire, mais pour les chevaux, il existe également un facteur génétique qui les protège.

Q : Est-ce que leur peau, qui soutient plutôt que comprime, empêcherait le gonflement même en position debout ? Cette observation vaut pour les girafes…

Conférence 27 novembre 2018 PARIS (14)

L'une des dernières soirées scientifiques portait sur :

« Jambes lourdes ou jambes sans repos ? »

L'article paru dans Kinéactualités est disponible ci-dessous :

Lire l'article:Jambes lourdes ou jambes sans repos

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Author: Corie Satterfield

Last Updated: 22/06/2023

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